Pour une France fière de son histoire, de ses valeurs, qui assume son identité et qui propose des solutions

23 juin 2018

Tribune de François Manné-Criqui, étudiant en économie-gestion et vice-président des LR Assas, sur la problématique migratoire. 

Depuis plusieurs années, la France est confrontée à une vague migratoire sans précédent. Disons-le, nous n’en sommes qu’au début. En 2050, un pays comme le Nigéria comptera plus d’un milliard d’habitants. L’Afrique, à moins de 15 kilomètres de l’Europe par le détroit de Gibraltar représente un défi démographique sans précédent.

Comment gérer cette crise humanitaire ? Comment conserver le mode de vie français sur une planète globale où l’homme nomade tendrait à s’imposer ? Comment anticiper et accompagner les futures migrations ?

À travers son histoire millénaire, la France est reconnue comme la patrie des Droits de l’Homme. C’est donc tout à son honneur d’accueillir les populations persécutées. Plusieurs solutions d’aide sont possibles, aussi bien au Levant qu’en métropole.

Mettre en place des zones protégées, garantir la sécurité des habitants à l’aide d’ONG et de l’armée pour éradiquer les menaces. Afin d’empêcher les traversées clandestines de la Méditerranée, il serait de bon aloi d’installer des « hots spots » dans les pays de départ afin de constater qui peut prétendre à un accueil et qui ne le peut pas.

En France, offrir un accueil digne, cohérent avec nos capacités. Ici intervient l’Europe qui doit permettre le partage des réfugiés qui à long terme ont majoritairement vocation à rentrer dans leur pays natal. Aussi, l’Europe doit imposer un contrôle strict aux frontières, sur le modèle étasunien. Seulement une fois sur le territoire européen chacun devrait pouvoir se déplacer librement. Renforcer les moyens de Frontex, négocier au Conseil européen la répartition des migrants et leur statut, voilà des solutions.

Concernant les migrations économiques, l’État doit se montrer ferme. La France n’est pas en capacité d’accueillir tout le monde. Chaque personne qui se voit refuser l’asile doit être reconduite à la frontière si elle a pu accéder au territoire. De même, tout réfugié qui enfreint la loi du pays qui l’accueille doit voir son titre de séjour remis en question.

Il est bon de rappeler que c’est à l’étranger de s’adapter aux coutumes locales et non l’inverse. La France a une identité ; toute personne venant s’installer en France doit de facto s’assimiler à l’art de vivre français, sans abuser de la générosité du modèle social.

L’homme nomade est un mythe ou plutôt un mode de vie concernant seulement quelques-uns. Par- delà les millénaires, aucun peuple n’a fait Nation sans une structure, des repères communs. Osons défendre la France, gardons la magnifique brillance du pays des Lumières et l’Humanité nous en sera reconnaissante. La France, c’est la reconnaissance des droits de chacun. Comment pouvons-nous accepter d’accueillir des personnes si elles ne respectent pas nos droits ? Mais comment pouvons-nous leur demander de nous respecter si nous n’offrons pas accueil décent ? Nous ne pouvons pas laisser des personnes dans des tentes à l’abandon. Il n’est en revanche pas non plus admissible qu’elles aient accès à un meilleur confort sans travailler que des Français qui ont œuvré toute leur vie. Voilà pourquoi il faut imposer des quotas selon nos capacités.

Enfin se pose la question du futur. Il est évident que la planète connaîtra des bouleversements écologiques, géopolitiques, et cætera dans les décennies à venir. Comment agir ? Avec une vision de long terme.

Le salut de la France est d’investir dans les zones qui seront touchées par le réchauffement climatique, les crises. D’abord il faut lutter de manière globale contre ces phénomènes mais ce ne sera pas suffisant. Il faut faire en sorte que la planète entière ait accès à l’eau, à l’électricité, aux ressources alimentaires, aux moyens de production et à la santé. Là est la solution pour empêcher les conflits. Nous les voyons, c’est le développement économique qui a permis de mettre fin aux guerres militaires. La question de la santé est cruciale. En Europe, depuis le début de la vague migratoire, des maladies disparues surviennent à nouveau. En effet, des populations non vaccinées contre des maladies mortelles arrivent, ce qui pose un problème sanitaire. Là encore, il faut prévenir : encourager les campagnes de vaccination, apprendre les gestes élémentaires d’hygiène.

La France, connue pour la grandeur de ses réalisations, est face au défi du siècle : assurer la transition démographique globale qui permettra de conserver notre identité, nos valeurs. Pour cela il nous faut de la volonté, de l’ambition. Ne laissons pas la bien pensance s’imposer, ayons le courage de nos convictions. Œuvrons pour rendre heureux chacune et chacun pour que tout le monde puisse dire : VIVE LA FRANCE !

François Manné-Criqui, étudiant à Paris II Panthéon Assas et Vice-Président des LR Assas

2018-06-23T10:10:26+00:00