Burqa : la France doit rester un pays libre, quoi qu'en pense l'ONU !

13 octobre 2018

Tribune de Romain Naudin, secrétaire-général et porte-parole de l’UJP et vice-président des Républicains-Assas, parue le 12 octobre dans Le Politique.

Le Comité des droits de l’homme de l’ONU a annoncé qu’il souhaitait remettre en cause la législation française de 2010 sur la dissimulation du visage. Rappelons que cette législation avait été instaurée afin de lutter, entre autres, contre le port de la burqa, ce fameux voile intégral promu par l’islamisme.

Prétextant que la loi de 2010 porterait atteinte à la liberté religieuse et serait facteur de discrimination envers les femmes, le Comité des droits de l’homme des Nations Unies voudrait ainsi que notre pays, reconnu dans le monde comme terre des droits de l’homme et de la laïcité, s’incline devant les lubies communautaires des islamistes.

Le port de la burqa constitue une grande revendication des apôtres de l’islam radical, qui y verraient une véritable capitulation de notre part si nous venions à autoriser un tel recul : ce serait en effet une capitulation sur le plan politique, tant la burqa constitue le parfait symbole opposé à la laïcité, mais aussi sur le plan des libertés et des droits des femmes. Qui peut, ne serait-ce qu’un instant et sans mauvaise foi, croire que le voile intégral puisse émanciper la moindre femme ? Qui peut, ne serait-ce qu’un instant et sans mauvaise foi, penser que toutes les femmes musulmanes font librement le choix de porter ce vêtement oppressant ?

Vouloir remettre en cause l’interdiction de la burqa signifie vouloir légitimer, indirectement et par voie de conséquence, toutes les idéologies mortifères qui, sous le voile de la liberté, ne font que mettre en danger nos libertés les plus primaires. Ce Comité, en plus de n’avoir aucune légitimité pour imposer quoi que ce soit à un Etat souverain et démocratique tel que le nôtre, interroge sur ses motivations réelles et profondes : comment un outil censé être au service des droits de l’homme peut prendre position en faveur de revendications liberticides ?

Les recommandations de l’ONU en la matière n’ont aucune force juridique obligatoire. Mais savoir que de telles institutions, dont le rôle est avant tout de sauvegarder la paix mondiale et de veiller au respect de standards internationaux en matière de droits fondamentaux, sont prêtes à prendre le parti de l’oppression idéologique et religieuse est inquiétant et fait se poser nombre de questions pour l’avenir.

La France doit rester un pays libre. Peu importe que des technocrates déconnectés ou idéologues veuillent le contraire.

Romain Naudin, secrétaire-général et porte-parole de l’UJP, vice-président des Républicains-Assas en charge des relations extérieures

2018-10-13T11:43:26+00:00